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Histoire de la SMTr
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1831:
Faraday découvre le principe de l’induction mutuelle. La loi de Faraday permet de quantifier la conversion de l’énergie électrique en flux magnétique, et inversement.
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1896:
D’Arsonval pousse la recherche un peu plus loin et parvient à introduire la tête d’un patient à l’intérieur d’une bobine électromagnétique. D'après leurs témoignages, les patients mentionnent l’apparition de phosphènes (étincelles) ainsi que des sensations de vertige et de syncope.
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1902:
À Vienne, Pollacsek et Beer traitent un patient dépressif en utilisant une bobine électromagnétique placée sur le crâne pour transmettre des vibrations à l’intérieur de la boîte crânienne. Ces premières expériences jettent les bases historiques de l’utilisation moderne de la SMTr, mais leur fréquence et leur application limitées ont freiné son expansion.
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1959:
Klein démontre qu'on peut stimuler le muscle d'une grenouille au moyen d'un champ magnétique.
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1965:
Bickford et Fremming effectuent la première stimulation magnétique de nerfs humains.
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1970:
Les recherches se poursuivent sur l'utilisation de différents stimulateurs magnétiques pour étudier comment se produisent les phosphènes. Cependant, ces stimulateurs ne parviennent pas encore à régler la durée et l'intensité des impulsions magnétiques, la distance focale et la forme du champ magnétique, ainsi que son potentiel d'application. D'où l'impossible de déterminer si la production de phosphènes découle de la stimulation du cortex occipital ou de la stimulation de la rétine.
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1985:
À l’Université de Sheffield en Angleterre, Anthony Barker fabrique le premier appareil efficace de stimulation magnétique transcrânienne (SMT). Après l'expérience faite sur les grenouilles, les chercheurs peuvent maintenant provoquer une réaction de mouvement dans le doigt et le pied en plaçant la bobine au-dessus d’une zone spécifique du cerveau. Cet instrument de SMT réussit à recréer un potentiel dans les neurones spécifiques du cerveau. Pour l'instant, ces recherches se limitent encore à l'imagerie cérébrale. Le procédé, non invasif et sans douleur, permet aux chercheurs d’utiliser les appareils conçus pour la SMT pour cartographier et explorer des régions du cerveau reliées à la mémoire, à la vision et au contrôle des muscles.
L'évolution des instruments utilisés pour la stimulation magnétique rend possible l'émission d'impulsions à la fois plus nombreuses et plus rapides sur les régions spécifiques du cerveau. D'où l'appellation de stimulation magnétique répétitive. Les premiers instruments de stimulation magnétique transcrânienne (SMT) sont limités à un taux de stimulation de moins d'une impulsion par seconde (1 Hz), ce qu'on appelle aujourd'hui la SMTr à basse fréquence, c.-à-d. ≤ 1 Hz. Les premières expériences de thérapie par SMT pour traiter la dépression se caractérisent par la basse fréquence de la stimulation et une certaine ignorance quant à l'importance de placer l'instrument sur la zone préfrontale du cerveau. L'évolution de la technologie et la conception de nouveaux instruments donnent lieu à une plus grande concentration des champs magnétiques et à la possibilité d'émettre des impulsions magnétiques en série, ou répétitives, à une fréquence de 20 Hz ou plus. D'où le terme de SMTr à haute fréquence, c.-à-dire ≥ 1 Hz.
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1993:
Début des premiers essais déclarés publiquement sur l'utilisation de la stimulation magnétique transcrânienne (SMT) pour traiter la dépression. Hoflich et al. insinuent que la SMT, effectuée sur le vertex, a un pouvoir antidépresseur. La première véritable utilisation clinique de la SMT sert à diagnostiquer la sclérose en plaques et autres troubles des neurones moteurs. Les chercheurs ignorent encore que la stimulation peut s'effectuer sur le cortex frontal ou d'autres zones du cerveau reliés aux troubles de l'humeur.
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2002:
Santé Canada reconnaît le traitement par SMTr et approuve son utilisation clinique au Canada
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2006:
Depuis plus de 20 ans, des chercheurs du monde entier poursuivent activement leurs travaux sur la SMTr, notamment au Canada, aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Israël et au Japon. Plus récemment, la SMTr a été utilisée dans le but d’explorer les aspects sensoriels et cognitifs du développement cortical. La recherche actuelle reconnaît que la SMTr représente un potentiel thérapeutique considérable, non seulement pour la dépression, mais aussi pour plusieurs autres troubles et maladies, grâce à sa capacité d’augmenter ou de réduire avec précision l’excitabilité des neurones dans des zones moins accessibles du cerveau. Cette technique médicale émergente représente la plus importante innovation des 50 dernières années dans le domaine de la neuropsychiatrie.
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